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Classement mondial des universités: comment mesurer la réputation et la valeur? Accueil​Admission-postbac: plus qu’un week-end pour choisir
17 mars 2011
Combien de temps travaillent les étudiants?
Parmi les nombreuses données que traite chaque année l’Observatoire de la vie étudiante​, celles sur la durée du travail sont particulièrement intéressantes et jettent un regard acéré sur l’investissement de chaque catégorie d’élève en premier cycle. Ainsi, un étudiant en classe prépa travaille-t-il presque deux fois plus qu’un étudiant de licence universitaire : 56 heures contre 32. Deuxième catégorie d’étudiants les plus studieux, les étudiants en santé travaillent 47 heures par semaine. Mais, à la différence d’élèves de prépas qui ont beaucoup d’heures de cours (32), ils n’en ont que 15 et fournissent donc 32 heures de travail personnel (24 en prépas).

 
 Heures de cours semaineTravail personnel
semaine
Travail
personnel week-end
TOTAL
Classes prépas3216856
Santé15221047
Culture2018937
IFSI (infirmier)309544
Ingénieurs279541
IUT278439
STS287338
Université (sciences)2110536
Management229536
Université (droit)1710532
Université (lettres et sciences humaines)159529
ENSEMBLE2111537
 
Certains étudiants travaillent-ils trop?
Le débat se centre régulièrement sur les prépas et l’investissement intensif qu’elles demandent à leurs élèves. Si la moyenne que donne l’OVE est de 56 heures, ce chiffre peut monter à beaucoup plus pour ceux qui veulent entrer dans les écoles les plus sélectives. Beaucoup en sortent tellement épuisés qu’ils ont vraiment besoin de «souffler» une fois dans l’école. «Quand ils arrivent chez nous, les élèves de prépa ont vraiment besoin de se reposer, de se lâcher», me disait ainsi Denis Lapert, directeur de Télécom École de management, une grande école de commerce parisienne. «Il ne faut pas prendre la prépa comme une obligation. Il faut que ce soit jubilatoire!», s’exclamait de son côté Pascal Morand, directeur général d’ESCP Europe, dont une bonne partie des élèves vient de pays européens qui ignorent tout de nos prépas et des concours qui vont avec.
Même surcharge de travail en première année commune d’études de santé (PACES, ex PCEM1) où, préparant un concours parmi les plus difficiles, les étudiants sont submergés de travail. De plus, ils ne sont pas autant encadrés par leurs profs qu’en prépas. En témoignent les 32 heures de travail personnel qu’ils doivent fournir, souvent aidés par des structures privées qui font cher payer leurs services.
17 mars 2011 Publié Orientation​, Santé, prépas, CPGE, Classes prépas, PAES | Lien permanent |Alerter

Commentaires
  1. le moins que je puisse dire, c est que le temps de travail hebdomadaire en prepa est largement sous evalue. 8h de travail personnel hebdomadaire… 20-25h est largement plus proche de la realite ! par ailleurs, n oublions pas que les vacances ne sont pas des vacances, mais du temps pour faire des devoirs a la maison, tres nombreux.
    Rédigé par : jon | le 17 mars 2011 à 09:13 | Alerter
  2. Le temps de cours dans le domaine de la santé est aussi sous évalué. En PACES il y a au moins 25h de cours par semaine, à ça il faut ajouter les TD… Et le travail personnel est tout aussi conséquent…
    Rédigé par : Truc | le 17 mars 2011 à 09:31 | Alerter
  3. Tout comme le temps de travail perso en cycle ingenieur et le nombre d’heure de cours (et aussi de travail personnel) en IUT.
    Autant l’ordre me parait juste, autant ces chiffres me paraissait sous evalués.
    Puis parler de surcharge pour 32 heures je trouve ca simplement ridicule.
    Rédigé par : Xem | le 17 mars 2011 à 09:41 | Alerter
  4. Bonjour,
    Vous citez M. Lapert, directeur mon école, je me dois donc de réagir.
    La moyenne des heures en prépas est assez bizarre, 32 ça me paraît bien peu, mais bon, c’est une moyenne. Pour ma part en MPSI c’était 2 heures de Khôlles par semaines + 4 heures de tests tous les samedis matins. On ajoute à ça les math, la physique, l’anglais, l’allemand, le français, la SI, le sport et on arrive à des journées sans fin. A la limite sans les khôlles/test ça doit tourner autour de 35H de cours bruts; donc pourquoi pas une moyenne à 32h.
    Mais les 8 heures de travail personnel en semaine, c’est sous-évalué.
    Le travail personnel est très dur à mesurer j’imagine. L’un des mérites de la prépa, c’est qu’on apprend à apprendre et c’est très loin d’être trivial et il serait bon d’en parler aux étudiant ou au lycéen un moment. Ne pas réviser devant un ordi/téléphone/facebook en écoutant de la musique.
    Mais je continue tout de même de me demander si ce système est vraiment si pertinent, faire de gamins de 17 ans des bêtes de concours. C’est surtout quand je compare à d’autres pays que j’ai des doutes. L’Allemagne ne s’en sort pas si mal que ça, mais ici les maîtres c’est les Docteurs.
    Après, le cliché après la prépa c’est la fête pendant 3 ans et on fait plus rien, c’est un peu poussif. C’est sur, plus personne ne passe 6 jours par semaines la tête dans les livres 18/24h, et heureusement d’ailleurs. Mais on apprend enfin à travailler en groupe, réfléchir, faire des projets, etc. Des notions très importantes qui ne s’apprennent pas dans les livres, mais qui viennent petit à petit.
    Rédigé par : matt | le 17 mars 2011 à 09:49 | Alerter
  5. “Université”, ce terme global est ridicule.
    Les disparités entre les différentes filières font que l’unification n’a aucun sens (d’ailleurs sur le site de l’OVE la distinction est faire : http://www.ove-national.education.fr/fiche_enquete.php?id=442&lang=_fr​).
    Personnellement avec un DEUG ( L1 & L2 actuels) en Science de la Matière (physique-chimie) le nombre d’heure de cours + TD +TP /semaine était de l’ordre de 30h.
    Quand aux heures de travail personnel, par définition, la valeur ne peut être représentative de tout le monde (de plus tous les étudiants ont été interrogés, ceux qui ont réussi et les autres).
    Rédigé par : Max | le 17 mars 2011 à 09:54 | Alerter
  6. Pour repondre a “L’Allemagne ne s’en sort pas si mal que ça, mais ici les maîtres c’est les Docteurs”, si on considere que sortir avec un diplome de Master a 27 ans c’est pas si mal que ca, alors effectivement.
    En France, les eleves obtiennent leur Master a 22-23 ans.
    En Allemagne, de part les semestres “a la carte”, les horaires beaucoup beaucoup plus tranquilles, le service civil, on est plutot a 26-27 ans, voire davantage pour les fameux Docteurs.
    Pour ma part, j’ai 27 ans, je bosse (en Allemagne) depuis 4 ans, et la difference avec les stagiaires du meme age que moi est flagrante, experience faisant.
    Vive la prepa !
    Rédigé par : Zfred | le 17 mars 2011 à 10:03 | Alerter
  7. Concerant les donnees sur le travail personnel, vous etes sur de ne pas avoir interverti les colonnes “semaine” et “weekend”? Les resulats ne sont pas tres plausibles. Par ailleurs le tableau comporte des entrees incorrectes (cf lignes “ensemble” et “management”).
    Rédigé par : Eventus bonus | le 17 mars 2011 à 10:29 |Alerter
  8. Ces chiffres ne veulent pas dire grand chose car il s’agit de moyennes entre des disciplines très différentes.
    En sciences, il y a bien plus de 17H de cours/TD/TP par semaines en premier cycle universitaire.
    Par contre, ce qu’une telle enquête ne compare pas (et ce qui a mon avis est totalement indéfendable du coté de l’université), c’est le nombre de semaines de travail effectif. Dans mon université, on est passé récemment en dessous d’une semaine sur deux…
    Rédigé par : haltux | le 17 mars 2011 à 10:56 | Alerter
  9. ZFred,
    Je sais tout ça, à niveau équivalent Master les allemands commence doucement à travailler vers 27-28 ans. Mais ça ne change rien au fait que ça n’empêche pas les entreprises allemandes d’être très performantes. L’on peut donc se poser des questions…
    Rédigé par : matt | le 17 mars 2011 à 10:56 | Alerter
  10. Je suis assez d’accord avec Eventus bonus. je me souviens qu’en prépa on utilisait beaucoup de temps libre en semaine pour le “travail personnel” (relecture des cours et échanges sur ce qu’on n’avait pas compris avec les autres, devoirs, préparation des khôlles…). En revanche, on décompressait un peu le week-end, d’autant qu’il y avait des cours le samedi, ce qui aurait rendu difficile 16 heures de travail personnel le week-end. C’est vrai qu’on a vu des candidats tomber dans les pommes à l’oral tellement ils étaient fatigués, mais ce n’était pas le cas général. Et les meilleurs travaillaient raisonnablement, sans forcer comme des bourriques : c’était jugé plus élégant. Mais il faut de tout pour faire une bonne promo : des jeunes brillants comme des tâcherons…
    Rédigé par : pakjoni | le 17 mars 2011 à 10:58 | Alerter
  11. Effectivement, si l’on va directement consulter le graphique sur le site de l’observatoire de la vie étudiantes, on se rend compte que le graphique est différent car il détaille notamment les filières d’université. Ici la ligne “université” correspond en fait à la filière droit.
    Rédigé par : vonderfully | le 17 mars 2011 à 11:15 |Alerter
  12. @vonderfully : En fait le détail était fait en 2010 (http://www.ove-national.education.fr/fiche_enquete.php?id=442&lang=_fr).) mais pas cette année (http://www.ove-national.education.fr/medias/reperes2011.pdf). J’ai quand même changé le tableau en mettant les précisions qu’on avait alors et qui effectivement éclairent mieux le débat.
    Rédigé par : Olivier Rollot | le 17 mars 2011 à 12:04 |Alerter
  13. Pourrait-on définir “management” ?
    Je fréquente une école de commerce du top 10 et nous avons bien plus de 22 heures de cours par semaine. En général, nous sommes au moins au delà des 30h sans compter les conférences et les séminaires auxquels il est chaudement recommandé d’assister…
    Il faut également savoir qu’en école de commerce, il y a énormément de travail en groupe, ce qui est particulièrement chronophage !
    Merci d’entretenir l’image des écoles de commerce peuplées de glandeurs..!
    Rédigé par : dany | le 17 mars 2011 à 13:34 | Alerter
  14. Valeurs très à la baisse en santé!(et je parle en connaissance de cause…) Les heures de cours son bien de 15h à 20h en 1er année( PACES/ PCEM1), mais à celle-ci s’ajoutent 4 à 8 h de TD suivant les semaines, de plus les cours de classes préparatoires payantes ou même d’organisations bénévoles (tutorat) donne un supplément d’au moins 4h par semaine. Le travail personnel, c’est tous les jours du matin au soir, et les week-ends 16h de travail personnel est une moyenne raisonnable… Donc pour un élève sérieux figurant dans le numerus clausus du concours on dépasse aisément les 60h par semaine!
    Pour la suite des études en médecine, entre les heures à l’hôpital et le travail pour l’ECN je n’ose même pas compter…
    Rédigé par : Théophile | le 17 mars 2011 à 13:47 |Alerter
  15. Notre fille âgée de 21 ans titulaire de son master 2 et du CAPES enseigne depuis sept.2010 en lycée.
    Bac à 16 Ans, mention bien - hk+kh (elle a adoré) validées - puis université pour licence 3 puis M1, M2&capès anglais.
    Déplore le contenu des classes trop souvent hétérogènes, beaucoup d’élèves n’ont pas leur place en enseignement général et souffrent.
    Rédigé par : CITOYENNE | le 17 mars 2011 à 14:20 |Alerter
  16. Vous ne prenez pas en compte les alternances, en fac comme en école, ou les stages obligatoires pendant l’année (comme pour les infirmiers), or ça augmente quand même de beaucoup la charge de travail et ça fait partie des études.
    Et concernant l’université pour ce que j’en ai vu dans ma “grande” université de droit parisienne, 32h c’est en 1ère année, en 4ème année on est plutôt à 50h ou 60h, pour décrocher un bon master 2… Mais sur une période de 8 mois effectivement!
    Rédigé par : N | le 17 mars 2011 à 14:34 | Alerter
  17. A mon tour de défendre les étudiants en droit : là aussi le nombre d’heures par semaine est très variable selon l’année d’étude (plus nombreuses en master) et le domaine de spécialisation. Evidemment, l’étudiant en histoire du droit en aura moins que celui qui a choisi le droit des affaires. Par ailleurs, le travail personnel dépasse bien souvent le nombre d’heures de cours (du moins pour les étudiants consciencieux) : les 10h par semaine sont sous estimés et j’ai bien ri (amèrement) en lisant les 5h de travail le weekend…
    @ Zfred : quant à l’Allemagne, peut-être faudrait-il prendre exemple sur elle (de même que sur les autres pays nordiques) plutôt que de la critiquer. De façon générale, la France est le seul pays à défendre un système élitiste basé sur les grandes écoles + prépas, bien souvent pas (re)connues (voir les classements internationaux) par les autres pays. A quoi sert-il de finir ses études à 23 ans si l’on a pas “vécu” (voyager pour connaitre de nouvelles cultures) ?
    Rédigé par : anne | le 17 mars 2011 à 17:08 | Alerter
  18. Etudiant en fac de sciences, je ne vois pas où ils ont trouvé leurs 21h de cours/semaine… Durant les 5 années jusqu’à mon master, c’était plutôt 30h/semaine. De même pour les heures de travail personnel qui me paraissent bien faibles. Mais bon, ça reste une moyenne.
    Hélàs, ça doit être à cause de tableaux comme celui-ci que les entreprises recrutent préférentiellement des ingénieurs plutôt que des masters
    Rédigé par : Hogier | le 17 mars 2011 à 18:08 | Alerter
  19. J’adore lire les commentaires des pauvres étudiant de fac qui s’indignent qu’une étude puisse leur porté préjudice car elle met en avant la différence de travail entre eux et la prepa.
    Tant que tu n’a pas connu la prepa, tu ne peut pas comprendre: 40 de cours + Test; 4 heures de test oraux par semaines, et pour certains travail personel de 18H après les cours jusqu’a 1h du matin. Des profs qui te stressent à tout instant, te poussant a faire plus même si tu es à bout…
    Si tu te plaint qu’aujourd’hui, les employeurs preferent les éleves ayant fait prepa, tu n’avait qu’a tenter le coup, et ne t’en prend qu’a toi même
    Rédigé par : nimporterkoi | le 17 mars 2011 à 21:42 |Alerter
  20. l’article ne pose pas assez la vrai question : en France on a trop tendance à confondre quantité et qualité.
    Des élèves de prépa qui atterrissent en 2è ou 3è année de licence à la fac de lettre, je peux dire que très peu valent le coup. La plupart sont juste devenu des gens orgueilleux et scolaires !
    Ils n’ont acquit aucune maturité à être maternés et constamment surveillés. Beaucoup réagissent à 23 ans comme s’ils en avaient 17 (pleurnicher sur leur note devant le prof, stresser à en être agressif envers les autres, ne faire preuve d’aucune initiative ni aucune réflexion personnelle…)
    La plupart des prépa ne rendent pas les élèves plus intelligents, mais plus savants. Et les forment à être des bêtes de somme de travail. Par contre, si un élève intelligent à la base va dans une bonne prépa et s’il survit, alors ce sera en plus quelqu’un de cultivé et opiniâtre. Mais épuiser les étudiants en les assommant de cours et de devoirs ne me semble pas être la bonne solution (j’ai même une copine qui m’a raconté qu’elle est devenue anorexique en prépa et a mit du temps à en guérir).
    Rédigé par : bu | le 17 mars 2011 à 22:28 | Alerter
  21. Pas claire cette étude. Un étudiant en Lettres qui lit un roman, c’est compté comme du travail perso ? Et un étudiant en cinéma qui voit un film ? Je ne pense pas, sinon les compteurs exploseraient…
    Rédigé par : ballon-de-derriere | le 18 mars 2011 à 09:44 | Alerter
  22. et un étudiant de STAPS qui fait du Sport, c’est du travail perso??? ……je sors !! quoique pour avoir une bonne note en natation, bah faut aller nager !!!
    Rédigé par : citron bleu | le 18 mars 2011 à 09:57 |Alerter
  23. en sciences humaines on aimerait bien avoir plus de cours…pitié
    Rédigé par : fantasque | le 18 mars 2011 à 10:18 |Alerter
  24. Le plus triste dans tous ces commentaires, c’est que ça devient un concours à qui bosse le plus.
    C’est vrai qu’être dans une filière où on bosse tous les soirs jusqu’à 1h du mat, quelle gloire… Enfin bon, moi j’ai fait prépa, et à part quand j’avais une dissert à rendre pour le lendemain et que j’avais trainé à la faire, je ne me souviens pas avoir jamais fini à 1h du matin (et ça ne m’a pas empêché de réussir les concours). Plutôt que de se vanter de bosser comme des tarés, demandez-vous si vous bossez efficacement, que ce soit en prépa, en PCEM ou ailleurs…
    Rédigé par : ... | le 18 mars 2011 à 15:04 | Alerter
  25. @nimportequoi : les “pauvres étudiants de fac” ne se plaignent de rien du tout, mais précisent juste que le terme “université” regroupe pas mal de réalités différentes…
    Je te trouve bien véhément et très revendicatif pour quelqu’un “qui-n’a-rien-àprouver-parce-qu’il-a-fait-une-prépa”…
    Ensuite concernant la capacité de travail dans le monde professionnel je ne suis pas d’accord, on acquiert autant de méthodes et de capacité de travail dans certaines universités qu’en prépas (pour ceux qui s’en donnent la peine), et j’ai du mal à ne pas sourire à ton discours qui veut que parce que tu as bossé comme un bourriquot (c’est une expression, aucune connotation péjorative) pendant 2 ans entre 17 et 19 ans, tu seras au dessus du lot pendant toute ta vie professionnelle…
    Qu’en termes de quantité de travail et de stress, sur les 2 années après le bac, les prépas soient loins devant les universités ou autre c’est tout à fait vrai (en plus un concours ce n’est pas un examen comme en fac), mais de là à dire que ça dépassent tous les autres cursus (tous niveaux confondus) c’est un peu fort de café…
    Rédigé par : N | le 18 mars 2011 à 15:26 | Alerter
  26. @ Matt : Bonne question. Avant de débattre de la qualité du moyen il faut s’interroger sur la performance dudit moyens. Ni les anglo saxons ni les allemands ne gratifients des champions du quantitatif. Ou au moins laissent-ils le temps d’y parvenir. Et leurs résultats sont meilleurs économiquement et pas pires humainement.
    @ Ballon de derrière : entre deux ingénieurs “brillants” issus de “bonnes” écoles, j’ai constaté, en analysant des recrutements faits contre l’avis d’ingénieurs en place, que celui qui avait consacré du temps à autre chose qu’à bachoter avait bien plus de potentiel que les autres. Car enfin, quel ingénieur fait il encore des calculs deux ans après son recrutement ? Celui qui humainement est mauvais et que l’on planque dans un bureau d’étude à sortir des courbes parcequ’il est infoutu de manager une équipe. Donc, le cinéma est formateur !
    Pourquoi cet élitisme de l’effort épuisant et stérilisant perdure-t-il ?
    1 - Parce qu’il faut bien sélectionner et que sélectionner sur les maths offre un semblant d’objectivité
    2 - Parce que ce semblant d’objectivité est conforté par 20 sciècles de judéo chritiannisme qui valorise le cilice comme voie d’accès à l’élite. Ce qui est dépassé (Voir Sarkosy, Tapie, hélas) mais reste crédible dans les milieux traditionnalistes détenant encore une bonne part du pouvoir.
    3 - parceq ue les profs de classe prépa y trouvent justification de leur statut de mercenaires. Comme les maîtres d’apprentissage voici un demi sciècle “ils en ont bavé alors … ils doivent aussi en baver”.
    4 - parce qu’une caste y trouve à la fois quiétude et valorisation de soi même : quiétude parce que ces jeunes gens sont formatés à leur propre image; valorisation parce qu’ils sont l’incarnation de ce qu’ils ont fait eux même, individus si méritants. Combien de fois, présentant un candidat à un ingénier X ou pont ou ESC a-t-on entendu la question “De quelle école est-il ?” sous entendu “est-il comme moi ?”
    5 - parce que recruter dans sa propre école, c’est améliorer sa propre image. Eh ! on ne va pas donner un bâton de maréchal à des roturiers !
    6 - Si même il est nécessaire de beaucoup apprendre (à vérifier), pourquoi le faire si vite au détriment de l’apprentissage de la capacité de la relation aux autres dans leur diversité ? Car c’est ainsi que l’on fait des traders de grande qualité en France : calculs sophistiqués, éthique nulle.
    7 - Pire : ce sujet-type devient celui qui est présenté en modèle de réussite sociale selon pas mal d’enquêtes dans ces milieux : l’individualisme forcené.
    8 - L’alibi de quelques cours de management et de quelques travaux collectifs apaise les consciences des directions d’école et fournit des bribes de vocabulaire sans relation avec d’autres indiidus que ses propres pairs. Marie Antoinette ne proposait elle pas de la brioche aux parisiens affamés en toute bonne foi ? Ceci me rappelle l’époque glorieuse de l’actionnariat ouvrier.
    8 - J’en ai encore plein de ce type.
    On l’a compris, ce système quantitatif ne me convient pas. En tout ca pas concentré sur si peu de temps.
    Soyons sincères. On reproduit l’hérédité dans la transmission du pouvoir fut-ce en brusquant pendant trois à quatre ans ses propres enfants en fin de lycée et en classe prépa. Ceci permet de s’auto justifier dans son statut d’élite.
    D’ailleurs, on parle peu de ceux qui déchoient au passage. Il existe des filières pour sauver les apparences : secrétaire parlementaire, marketing, mode, génitrice pour d’autres, artiste subventionné pour certains, poste tertiaire dans un établissement public, médias, cherchez bien autour ce vous … Nul n’est vraiment dupe mais il convient de ne pas en faire état.
    L’un de mes professeurs, très reconnu aujourd’hui, nous expliquait qu’il avait surtout appris dès lors qu’il avait été confronté à la réalité. Il nous parlait de ses activités civiques avant et professionnelles après, pendant son stage d’avocat. Je ne savais pas alors s’il plaisantais ou disait vrai. Je témoigne désormais d’avoir, comme lui, plus appris ainsi que sur les bancs de l’université. Il fut le principal artisan de l’abolition de la peine de mort.
    A l’époque où il parlait, l’alternance n’était pas de mise après 17 ans.
    Depuis, j’ai mieux connu et contribué au développement de ce moyen d’accès à la compétence.
    C’est la voie d’avenir. C’est la voie qui fondera les solidarités entre les générations et réduira progressivement les séparations entre castes. Les classes préparatoires forment globalement une élite principament égocentrée et somme toute moins efficace qu’outre Rhin et outre atlantique.
    Il ne faut pas tarder. La déliquescence de notre tissu économique risque de réduire cet espoir.
    Rédigé par : Gaëtan CALMES | le 18 mars 2011 à 15:28| Alerter
  27. Mes collègues et moi même avons fait des semaines de de plus de cent heures par moment, ça nous a pas empéchés de galérer à fond après le diplome crise aidant, et ceux qui se sont arretés au bac et sont devenus plombiers ont une situation meilleure que la notre, alors ****. Conclusion: si tu veux réussir ta vie, trouves toi direct un taf au lieu de perdre du temps, quitte à revenir aux études après.
    Ps: on s’en est tous sortis au final, on a juste perdus 5 ans…
    Rédigé par : grynagier alexandre | le 18 mars 2011 à 18:44 | Alerter
  28. @grynagier alexandre : Sans être indiscret, vous avez fait quel type d’études?
    Rédigé par : Olivier Rollot | le 18 mars 2011 à 18:47 |Alerter

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