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CULTURE
Barbara Carlotti : « J’étais une adolescente tourmentée, qui fait le mur »
« Un château de sable avec… » (2/6). Chaque samedi, pendant l’été, « Le Monde » emmène un ou une artiste à la plage. Aujourd’hui, la chanteuse qui a publié un album de reprises corses, sur la plage Saint-François d’Ajaccio, sur l’île familiale.
Par Laurent Carpentier(Ajaccio, envoyé spécial)
Publié le 31 juillet 2021 à 07h30 - Mis à jour le 01 août 2021 à 00h59
Lecture 7 min.
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Barbara Carlotti, sur la plage de la citadelle d’Ajaccio (Corse du Sud), le 27 mai 2021. KAMIL ZIHNIOGLU POUR « LE MONDE »
Il y a tout juste un an, c’est ici, plein sud, face au soleil, sous la citadelle d’Ajaccio, sur cette petite bande de sable balayée par l’ambata, la brise de mer, que Barbara Carlotti a emmené la réalisatrice de son nouvel album enregistrer le bruit du ressac. C’est ici qu’aujourd’hui, elle nous ramène, glissant ses pieds dans l’eau translucide, avant de s’éloigner du rivage d’un revers de brasse.
Partir à la plage en avion. Découvrir la Méditerranée depuis le hublot. Se poser à Ajaccio, prendre un taxi qui se prend pour Fangio (« J’adore la vitesse », roucoule la chanteuse) et débarquer là. « J’aime tes frais rivages/ Et ton maquis sauvage/ J’ai vu des lieux enchanteurs/ Pourtant au fond de mon cœur/ Je t’aimerai toujours/ O Corse, île d’amour… » : le va-et-vient des vagues enregistré ici berce sa version du tube de Tino Rossi, dont la reprise donne tout à la fois son titre à ce nouvel album, Corse, île d’amour, et le clôt.
Barbara Carlotti, jusque-là, c’était cinq disques naviguant entre la pop tendance brit (une passion pour le groupe The Zombies) et la chanson française, avec quelques détours par la musique expérimentale. Pas une machine à tubes, certes, mais une reconnaissance critique tous azimuts (prix Charles-Cros en 2012) et une somme longue comme le bras de compagnons de route première classe : Dominique A, Bertrand Burgalat (qui lui met le pied à l’étrier avec Cannes – « La première chanson où je me dis que je tiens un truc »), Philippe Katerine, dont l’amitié se noue autour d’un baby-foot, ou Bertrand Belin (« A force d’aller dans le même bar, on s’est dit »).
C’était aussi des ponts dressés entre littérature et musique (on l’aura encore vue cette année au Festival d’Avignon pour un DJ set à la fondation Lambert autour de William Burroughs), entre arts et cinéma (depuis Mods, de son copain Serge Bozon… Bernard Blistène, ex-directeur du Musée national d’art moderne, à Beaubourg, n’a-t-il pas fait appel à elle pour son pot de départ, le 18 juin ?). En somme, une fille a priori plus nuits parisiennes que maquis arides.
Une « pinzutu »
Et puis voilà que sort entre deux confinements cet album de reprises corses, mélangeant sans préjugés standards de la variété des années 1960 (Solenzara) et hymnes polyphoniques aux accents indépendantistes (A Strada di l’omu de Canta u Populu Corsu). Téméraire pour une pinzutu de se lancer dans une telle aventure. Une pinzutu ? Une « pointue », terme péjoratif lié au tricorne que portaient les militaires français et par lequel on désigne ici ceux du continent. Elle corrige : « Je ne me considère pas exactement comme une “pointue”. Parce que je prononce les mots correctement… Je suis métisse, en fait. »
Soyons gentils : rembobinons. Ça commence là-haut, à Poggio-di-Venaco, un village du côté de Corte, au-delà de ces montagnes qui surveillent les eaux caressantes du golfu di Aiacciu où on a piqué une tête. Au siècle dernier, Regulus Carlotti, administrateur des colonies, y a marié Marie Carlotti (qu’on se rassure, il s’agit d’une autre branche de Carlotti), institutrice. Quelques années plus tard, leur rejeton, alors qu’il prépare les petits déjeuners dans un hôtel londonien, rencontre une Normande en séjour linguistique… Pour le faire court, Barbara Carlotti, qui est née et a grandi à Clamart, dans les Hauts-de-Seine, a la Corse qui coule dans ses veines comme ces torrents au milieu des montagnes où elle va passer toutes ses vacances, c’est-à-dire une large partie de sa jeunesse.
« “Le Tango corse”, certains m’ont dit qu’ils y voyaient du racisme. Moi, j’y vois de l’humour »
Elle se marre, revient sur le sujet : « Pour moi, ce disque était un projet intime, l’occasion d’apprendre sur moi-même, sur la Corse, d’interroger mon père, ma tante, de me réapproprier une culture qui existe très fort en moi, très fort dans ma famille, où on chantait tout le temps… Ça me vexe, mais c’est vrai, je suis une pinzutu. Je ne parle pas la langue. Mon père a bien essayé de nous l’apprendre, mais il n’était pas assez patient. » La Corse fait partie de ces lieux où il faut montrer ses lettres de crédit, son attestation de passage, parfois son arbre généalogique.
L’été, c’était toujours à Venaco. L’hiver, ici, à Ajaccio, où sa grand-mère prenait ses quartiers quand la neige recouvrait le village. Marie Carlotti possédait un petit appartement face à la station-service qui, sur la route du littoral, tourne le dos aux îles Sanguinaires. Et par tous les temps, l’adolescente venait ici, raconte-t-elle, sur la plage Saint-François, se glisser dans l’onde.
« Variété et snobisme »
Dans les années 1970, le retour de la musique traditionnelle et des polyphonies, la paghjella, a été de pair – ici comme ailleurs en France – avec les revendications régionalistes. Ce faisant, ce mouvement de réappropriation a gommé la musique populaire telle qu’on la dansait dans les bals ou qu’on la chantait sous la douche. Barbara Carlotti, elle, prend tout, dans son chaudron remixé. « Le Tango corse, certains m’ont dit qu’ils y voyaient du racisme. Moi, j’y vois de l’humour. Beaucoup même n’ont pas aimé que je reprenne O Corse, île d’amour, de Tino Rossi. Pourtant, cela raconte la nostalgie du pays. Les gens qui partent, qui reviennent. L’exil, le rapport à cette terre odorante, à la nature aride et rebelle… Tino Rossi est rejeté, parce que ce sont des chansons de carte postale, trop faciles, trop sucrées. Un snobisme qu’on a un peu tous par rapport à cette musique de variété. Et pourtant, on y trouve de si belles mélodies. »
Derrière le carmin de son rouge à lèvres, il y a le tumulte d’une jeunesse que, une vie durant, on s’efforce de dompter
Au printemps, sur son compte Twitter, la pinzutu a ainsi salué avec émotion la disparition de Regina, qui, dans les années 1960, chantait Solenzara, accompagnée à la guitare par son compagnon, Bruno, et faisait danser les plages de Corse et d’ailleurs. Succès planétaire. Le couple n’a-t-il pas été en procès pendant dix ans avec Goran Bregovic, parce que celui-ci avait repris leur mélodie sans les créditer pour une chanson qu’Iggy Pop interprète dans Arizona Dream, d’Emir Kusturica ? Ils ont finalement eu gain de cause. On ne plaisante pas avec les Corses ? Barbara Carlotti rit du cliché.
Ne pas se fier à son air sérieux, à ses cheveux domptés ou à sa façon d’arriver à l’heure aux rendez-vous. « Les filles à la voix grave…, soupire-t-elle. Je ne sais pas pourquoi, cela introduit une sorte de distance, comme si on était hautaine, ailleurs. J’en ai souffert, même au collège. » Derrière le carmin de son rouge à lèvres, il y a le tumulte d’une jeunesse que, une vie durant, on s’efforce de dompter.
« C’est clair, j’ai fait les quatre cents coups, confesse-t-elle. J’étais une adolescente tourmentée, qui fait le mur, va danser en boîte de nuit, prends des risques. » Un jour, en cachette, la môme de Paname a même suivi un garçon jusqu’en Italie, raconte-t-elle en fredonnant la chanson d’Etienne Daho Week-end à Rome, devenue : « Week-end à Bologne, tous les deux sans personne… » La môme de Poggio-di-Venaco, elle, s’enfuyait la nuit avec ses copines à travers le maquis, pour aller faire la fête jusqu’à plus soif.
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« Neuf kilomètres à pied pour aller danserToutes les nuits. Bouger son co-o-orps sur le dancefloo-o-or », chante-t-elle dans Quatorze ans. Face au soleil qui nous consume, elle raconte les bals de village, paso-doble et rock’n’roll ; la boîte de nuit de Venaco et son DJ de 18 ans, JB, alias Jean-Bernard Orsoni, qu’elle croise de temps en temps aujourd’hui à Paris. Là-haut, la piscine ouvrait le jour sur les montagnes et se transformait la nuit en dancing, grâce au hangar qui la jouxtait. Soft Cell, Etienne Daho, Depeche Mode… Le lieu a fermé en 1995.
« Quatorze ans », l’âge de bascule
De tout ça, elle a fait un film – un court-métrage de vingt-cinq minutes pour Canal+, qui porte le même titre : Quatorze ans. L’âge de bascule. « Celui de l’ouverture au monde, les prémices de la sexualité, l’émancipation des parents… Le tournage m’a rapprochée de mes souvenirs de Corse », constate-t-elle, chassant une ombre qui passe…
Essorage des maillots de bain, elle renfile son ensemble noir, redompte sa tignasse malmenée, glisse du rouge sur ses lèvres et on file par les vieilles rues derrière la citadelle construite par les Gênois en quête d’une table accueillante. Le linge qui sèche bat aux fenêtres comme les voiles d’un navire. Le vent a forci, mais la chanteuse s’en moque. Il fait soleil. Le 2 juillet, Barbara Carlotti a eu 47 ans. Elle sourit, tout au bonheur d’être ici. « Etre dans ma chambre n’est pas le truc qui me passionne le plus. Surtout qu’à Paris, elle donne sur une cour. »
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Ici, c’est le titre de la première chanson du disque. « Ici, l’eau peut toujours couler/ Près du figuier/ Il n’est pas difficile/ Ici, de se laisser bercer/ Le soleil et le vent léger/ L’eau douce et mon cœur pour t’aimer. » Un remake d’une de ses propres compositions, écrite en 2008, avec clip tissé d’images en super-huit du temps de sa jeunesse. Rentrés à Paris, on regarde sur l’écran ses parents sortant de la rivière, les gosses sautant dans les vagues, tonton Antoine faisant griller le poisson. Face aux déroulés de bleus cristallins, on en jurerait, l’odeur en vient jusqu’à nous.
Retrouvez tous les épisodes de la série « Un château de sable avec… » ici
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