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L'ÉPOQUE
Dans les « Villes et villages fleuris », adieu aux géraniums, place aux vivaces !
« Flower Power » (3/6). Notre rapport aux fleurs se renouvelle. Le « label national de la qualité de vie » vit sa révolution écologique. Les communes jouent la biodiversité et l’ornement durable, moins cher et moins gourmand en eau.
Par Pascale Krémer
Publié le 30 juillet 2021 à 17h00 - Mis à jour le 31 juillet 2021 à 05h14
Lecture 6 min.
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Il semble là depuis toujours, planté bien droit aux entrées de villes. Familier et énigmatique à la fois, ancré dans l’inconscient collectif et témoin d’un processus dont les citadins ignorent tout. Même les fleurs qu’il arbore, alignées au cordeau, hésitent entre tulipe, rose et coquelicot. Le panneau « Villes et villages fleuris », cette étrangeté française.
Agapanthe (Agapanthus). CLOVER ROBIN
Elles sont très exactement 4 462 communes(sur 34 968) à exhiber ainsi le « label national de la qualité de vie ». Passer derrière le panneau, c’est se téléporter dans la France des JT de mi-journée sur la première chaîne. Celle des villages couverts de rosiers grimpants, parsemés de roses trémières, des ronds-points à brouettes fleuries, des inusables bénévoles de comités d’embellissement qui bouturent et plantent avant l’apéro saucisson.
Modèle alsacien
Et voilà soixante-deux ans que cela dure, madame ! En 1959, Robert Buron, ministre du tourisme et des transports du général de Gaulle, lance le concours « Fleurir la France » dans l’espoir que les tas de fumier cèdent la rue aux géraniums, sur le propret modèle alsacien. Succès immédiat de la « propagande touristique », jamais démenti depuis. Le label « Villes et villages fleuris », devenu associatif (financé par les adhérents et l’interprofession horticole), brasse les milliers de candidatures en jouant du millefeuille administratif : les communes postulent auprès des départements, qui proposent aux régions, qui ensuite attribuent jusqu’à « 3 Fleurs ». Pour la quatrième, distinction suprême (avec la « Fleur d’or », Graal millésimé), un jury national se déplace, tous les trois ans.
A écouter Martine Lesage, directrice du label depuis 1978, raconter par le menu la mobilisation générale précédant cette inspection, « les courriers aux habitants suggérant de rentrer les poubelles, la banderole de bienvenue au jury national, le buffet en mairie », et « l’indignité » que représente une rétrogradation sur l’échelle florale nationale, l’on mesure l’enjeu. « Quand tu dis où tu habites, on te répond : “Ah oui, le beau petit village fleuri !” », rapporte Charlène Carpentier, pharmacienne à la retraite et adjointe au fleurissement à Saint-Josse-sur-Mer (Pas-de-Calais), bourgade dont l’identité tient aux « 4 Fleurs depuis quarante-cinq ans ».
« Aujourd’hui, on dépense moins et on fait mieux, avec moins d’eau et un aspect plus naturel. » Martine Lesage, directrice du label « Villes et villages fleuris »
A Juvigné (Mayenne), qui n’en compte pas moins, il semble à tous évident que c’est « grâce au label que le village a pu devenir une destination touristique pour la journée, notre musée de l’évolution agricole n’aurait sans doute pas suffi »… Malgré le confinement, les jardiniers d’Alès (Gard) se sont démenés pour la Fleur d’or, en 2020. Le maire, Max Roustan, y voit le terreau pour un « changement d’image d’une collectivité, d’une ancienne ville minière, noire, en une ville de taille moyenne où il fait bon vivre avec un air respirable et des couleurs » ! La pub dans le métro parisien a suivi. Ou comment harponner le slow tourist, les familles et, désormais, les télétravailleurs, en faisant acter par une autorité horticole supérieure la haute qualité environnementale d’un cadre de vie.
Car les Villes et villages fleuris vivent leur révolution écologique. « Sinon, on n’existerait plus, on serait ringards », pense leur directrice sexagénaire, pas du genre à rester plantée là. Les géraniums, bégonias et œillets d’Inde au kilo, les suspensions dégoulinantes aux lampadaires, les jardinières en béton renouvelées tous les six mois ? Balayé, du passé ! Montrez plutôt à Martine Lesage « une rue bordée de vivaces hautes qui bougent au vent et accompagnent le promeneur » « Aujourd’hui, assure-t-elle, on dépense moins et on fait mieux, avec moins d’eau et un aspect plus naturel. »
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Pour conserver leurs précieuses Fleurs, les municipalités ont intérêt à avoir la main verte. Depuis 2013, la grille d’évaluation en 62 critères évolue : « connaissance, inventaire et protection de la biodiversité », « protection des sols », « économies d’eau », « valorisation des déchets verts », « méthodes alternatives d’entretien », « îlots de fraîcheur », « réduction des consommations énergétiques », toutes ces cases doivent être cochées. En plus des Fleurs, de nouveaux prix, « de la diversité végétale », « de la protection des espaces naturels », « de la valorisation environnementale », sont à saisir.
Floraison moins « flashy »
Au-delà de l’esthétique, c’est la progression de la nature en ville que l’on jauge. Les jardiniers municipaux se défient sur le terrain de l’écologie : zéro produit phytosanitaire (depuis belle lurette), plantations en pleine terre, végétalisation des façades publiques, plantes comestibles, paillage, stockage carbone par l’arbre, corridors écologiques, écopâturages, prairies fleuries plutôt que gazon… A Saint-Josse-sur-Mer (Pas-de-Calais), l’on nous parle de recensement photographique des insectes pollinisateurs, de Festival de l’arbre, de Nuit de la chouette. A Juvigné, en Mayenne, d’opération « Argent de poche » pour mobiliser les jeunes à la binette, de composteurs collectifs, ruches, poules, replantation de haies bocagères, bourse aux plants et exposition sur les « Sauvages de ma rue ».
L'exposition « Sauvages de ma rue », dans le village de Juvigné (Mayenne). VILLAGE FLEURI DE JUVIGNÉ
Au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), ce sont rosiers lierres sur candélabre, glycine dans les arbres, nichoirs à chauve-souris, jardins familiaux. Et aussi nécessaire adaptation au dérèglement climatique : « Cette année, témoigne le responsable espaces verts Gilles Quennevat, j’ai choisi des espèces qui résistent aux très basses températures comme aux canicules, sans arrosage, j’ai introduit les yuccas, cactus, fleurs de steppe, et abandonné certains rosiers trop gourmands en eau. »
« D’une ville à l’autre, on voyait les mêmes jardinières, demandeuses en eau, tourbe, engrais… » Dominique Poirier, directeur des espaces verts de Cherbourg
Grande affaire du moment, dans le monde du « Village (durablement) fleuri » : la substitution des vivaces aux fleurs annuelles. Sus aux géraniums, vive l’agapanthe, les alliums, gauras, sauges, les hydrangeas, forsythias, cassiflores, campanules, achillées, giroflées et pavots, qui boivent moins, exigent moins d’entretien et qui repoussent d’année en année. Cherbourg-en-Cotentin (Manche) assume même le tout-vivace. « A un moment, on produisait 42 000 plants de fleurs dans nos serres, on avait près de 1 000 jardinières et suspensions, se souvient Dominique Poirier, directeur des espaces verts. D’une ville à l’autre, on voyait les mêmes jardinières, demandeuses en eau, tourbe, engrais. Et chaque année, on arrachait tout, on remettait la terre à nu pour préparer le fleurissement… »
Halte au gaspillage ! Au printemps 2010, la ville décide de stopper cette surenchère de pétales, passant aux vivaces et à la pleine terre. Résumé de M. Poirier : « On a fleuri autrement, en accord avec notre climat et notre nature. » Et redouté la visite du jury des Villes fleuries, la même année… Pourtant, l’instance valide. Accorde même la Fleur d’or (2014) puis le prix de la protection des espaces naturels (2019). Cinq cents variétés de plantes vivaces sont plantées, ici, pour préserver les espèces et montrer l’exemple aux habitants – auxquels sont distribués bulbes et graines, une fois l’an. Toujours verts, les massifs sont devenus refuges à auxiliaires de lutte biologique contre les pucerons. Les pelouses ont cédé du terrain aux prairies fleuries, fauchées seulement en octobre.
Pour en arriver là, il aura fallu quelques réunions de quartier… Dominique Poirier a beau « éviter les fleurs de 3 mm qui ne sont même pas visibles en passant à vélo, chercher le spectaculaire dans les vivaces, renouveler d’un tiers les massifs chaque année, parce que certaines envahissent l’espace », les habitants de Cherbourg ont dû « accepter une floraison plus subtile qu’avant, moins flashy ». Et les jardiniers municipaux, monter en compétences pour prévoir l’harmonie des couleurs dont se pareront les vivaces plusieurs années plus tard.
Echange de bonnes pratiques
Tout sexagénaire qu’il soit, le réseau des Villes et villages fleuris impulse et accompagne la mue, favorisant l’échange des bonnes pratiques horticoles entre communes, les guidant techniquement, formant ses jurés au fleurissement durable. Gilles Quennevat, au Plessis-Robinson, l’admet : « L’arbre fruitier en ville, pour moi, c’était des gamins sur les branches de cerisier qui cassent. Mais j’ai vu qu’ailleurs, cela marchait. Alors, avec précaution, on a créé des vergers de néfliers, pommiers, poiriers, abricotiers, on a planté des kiwis en grimpantes, des vignes. Pour le plaisir et la nostalgie des habitants. »
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Bon, pour leur « bien-être psychologique », complète-t-il, honnête, des fleurs saisonnières sont encore plantées à certains endroits stratégiques, comme autant de « cerises sur le gâteau ». « Mais nous n’avons pas de fuites d’eau souterraines et nous développons des systèmes de récupération d’eau pluviale, donc, nous sommes à 100 % autonomes pour nos suspensions. » La culpabilité du géranium…
Agapanthe (Agapanthus)
KJ / PHOTONONSTOP
La nouvelle reine des jardinières et massifs municipaux, c’est elle, l’agapanthe. Pour détrôner géraniums et œillets, elle avait des arguments : plante à bulbe vivace, l’agapanthe (dite encore tubéreuse bleue ou lis du Nil) fleurit longuement, d’été en été, sans réclamer beaucoup d’entretien ni d’eau. Et de manière spectaculaire ! D’une touffe de feuilles vert foncé dessinant de longs rubans, s’extrait, toute droite, une hampe (tige) montant jusqu’à 1 mètre de haut, dont l’extrémité présente une floraison en ombelles – les petites fleurs bleues, blanches ou bicolores sont groupées en sphère. Un feu d’artifice constant, depuis les parterres de l’hôtel de ville !
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tableVoyageModeLes Recettes du Monde <img width="180" height="120" srcset="https://img.lemde.fr/2021/09/14/1760/0/4224/2816/360/0/95/0/c393a1b_496322491-simone-prouve-portrait-2019-panneau020415-c-viviandaval-adagp.jpg 2x" src="https://img.lemde.fr/2021/09/14/1760/0/4224/2816/180/0/95/0/c393a1b_496322491-simone-prouve-portrait-2019-panneau020415-c-viviandaval-adagp.jpg" alt="Simone Prouvé, en 2019, derrière son œuvre « Panneau 020415 »."> M le mag Simone Prouvé, de père en fil <img width="180" height="120" srcset="https://img.lemde.fr/2021/09/15/1/0/1500/1000/360/0/95/0/567dfed_135959-3237639.jpg 2x" src="https://img.lemde.fr/2021/09/15/1/0/1500/1000/180/0/95/0/567dfed_135959-3237639.jpg" alt="A Tanger, en 1961, assis, Peter Orlovsky et Paul Bowles ; debout, de gauche à droite, Burroughs, Ginsberg, Ansen, Corso et Sommerville."> M le mag Article réservé à nos abonnés Sexe, cannabis et soirées déjantées… A Tanger, sur les traces de Bowles, Burroughs et Ginsberg <img width="180" height="120" srcset="https://img.lemde.fr/2020/10/08/0/1789/3153/2102/360/0/95/0/b42e116_716088638-couplehetero01fond.jpg 2x" src="https://img.lemde.fr/2020/10/08/0/1789/3153/2102/180/0/95/0/b42e116_716088638-couplehetero01fond.jpg" alt=""> L'époque Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « Elle ne veut plus que je voie notre enfant, elle lui lave le cerveau » <img width="180" height="120" srcset="https://img.lemde.fr/2021/09/02/358/359/1097/731/360/0/95/0/b1e9f3e_133221-3236854.jpg 2x" src="https://img.lemde.fr/2021/09/02/358/359/1097/731/180/0/95/0/b1e9f3e_133221-3236854.jpg" alt="Le taboulé libanais proposé par Fiona Beeston."> Le Monde passe à table Le taboulé libanais : la recette de Fiona Beeston Accéder à votre compte abonnéConsulter le Journal du jourÉvènements abonnésLe Monde EvénementsBoutique Le MondeNewslettersMémorable : cultiver votre mémoireAteliers d’écritureGuides d’achatMots Croisés / SudokusJeux-concours abonnésNous contacterMentions 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